Caroline François-Rubino  
 
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Perceptions qui se perdent vers l’horizon, fugacité des images, instabilité, difficulté de cadrer avec son regard : à l’orée des bois, des forêts, des champs ou de la nuit, le sentiment de profondeur est trompeur, l’obscurité crée l’illusion, le point lumineux là-bas au loin semble bouger. Le bord du chemin est comme la fenêtre, le hublot, le tableau, il nous amène ailleurs par le regard ; on devine, on imagine, les images se superposent, se dissipent et disparaissent.

 

La peinture de Caroline François-Rubino tend à saisir ce qui se dérobe au regard.
Rien d’étonnant à ce que la recherche de la lumière par le mouvement et les espaces vides, comme autant de respirations captées, structure une oeuvre qu’il faut savoir observer et écouter. Les passages menant à l’orée de ce qui est toujours un horizon neuf : les images seraient autre chose que des reflets, mais plutôt des sensations vraies d’un ailleurs qui se trouve ici, au plus réel du visible.

François Rannou