Caroline François-Rubino  
 
voir les oeuvres dessins
 

Le dessin est un compagnon de toujours. Le trait est chaque fois nouveau même si la main a acquis des habitudes, la première suggestion d’une ligne est encore magique.

Avec le crayon, on peut errer sur le papier, j’aime ces divagations ; puis l’envie de s’accrocher à un détail, le souci de maîtriser son geste, d’être plus précis. Dessiner, c’est apprendre à connaître, on ne sait jamais ce que l’on voit sans passer par le dessin.

Le pastel est à la fois graphique et pictural. Sa matière, tantôt dense et couvrante, tantôt légère et poudreuse, se prête à toutes mes investigations. Les gestes peuvent être amples, l’exécution spontanée. Pastels secs ou à l’huile, je les ai toujours à portée de main, de toile aussi…

Il y a encore le fusain, la gouache, l’encre de Chine ; souvenirs plus scolaires et combien plus techniques ! Il se peut que j’y revienne pourtant. Je ne pourrais me résoudre à m’enfermer dans un savoir faire. Il faut sans cesse chercher et se dépasser.

La technique n’est pas une fin en soi comme ne doit pas l’être la virtuosité pour un musicien.

 
Caroline François-Rubino